Génération Centraide

 Retour

Myriam

« Quand j’étais petite, je ne comprenais pas pourquoi certaines personnes partaient dès la naissance avec plus de facilités que d’autres. Je voulais créer des associations pour les enfants, je voulais faire de l’humanitaire ! Cette idée de donner la chance aux gens d’aller chercher de l’aide s’ils en ont besoin est toujours restée en moi. J’ai passé mon bac en psycho, mais pour moi il manquait une dimension sociale, ces liens avec toutes les sphères de la vie d’une personne, et c’est là que j’ai découvert le travail social. Les adolescents et les jeunes adultes, c’est devenu mon coup de cœur.

Quand tu es en marge d’une société, tu te définis quand même par rapport à elle, tu ne peux pas être totalement exclu ou invisible. Les jeunes de la rue ne sont pas invisibles, mais ils dérangent, certaines personnes en tout cas. Parfois on se focalise sur leurs difficultés, parce que certains ont fugué, d’autres ont passé un temps dans la rue, mais quand on prend quelqu’un dans sa globalité… Si un jeune me dit qu’il veut se suicider, c’est mon travail d’éviter ça, mais ça dépasse ce travail, je tiens vraiment à ces jeunes-là. Ils ont tous des forces, des capacités, de belles réflexions sur la vie ; c’est des personnes magnifiques. »

Portrait réalisé à En Marge 12-17, un organisme soutenu par Centraide, par Portraits de/of Montréal dans le cadre de la série « 52 visages. 52 réalités » de Génération Centraide.