Génération Centraide

L’histoire de Nasim

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Nasim est une Montréalaise comme toi, comme nous. Avec Vivant, elle a accepté de partager son histoire pour nous donner de l’espoir.

Nasim est danseuse et chorégraphe. Dans son pays d’origine, en Iran, la danse est interdite depuis 1979. Le contrôle de l’État sur la culture est si fort que lorsque Nasim était jeune, les magnétoscopes et VHS étaient interdits. Certains circulaient clandestinement entre les familles de son quartier… C’est comme ça que Nasim est un jour tombée par hasard sur un VHS du Lac des Cygnes, à l’âge de 11 ans. Ce jour-là, elle est tombée en amour avec la danse.

« J’ai compris que c’était ce que je voulais faire. J’en ai parlé à ma famille, ils étaient surpris, ils me disaient ‘Mais où on va pouvoir t’inscrire ?’ »

Au bout de 5 ans de recherches, Nasim a finalement trouvé des cours clandestins. Elle a enfin pu commencer à danser, à 16 ans. Dès ses études terminées, elle est allée poursuivre sa passion en France où elle a étudié la danse contemporaine, suivi des cours de maitres, vu des spectacles… Tout ce qui lui était impossible de faire en Iran.

Elle est venue s’installer à Montréal pour continuer à vivre sa passion dans une société qu’elle décrit comme plus ouverte. À son arrivée, Nasim a eu un coup de pouce de La Maisonnée, un organisme que l’on soutient avec tes #ptitdeuxdumois, qui vient en aide aux immigrants et nouveaux arrivants au Québec. Peu importe d’où on vient, peu importe les conditions dans lesquelles on se trouve ; arriver dans un pays inconnu, ce n’est jamais facile. La Maisonnée a guidé Nasim dans ses démarches d’immigration mais a surtout été sa première famille ici, au Québec.

« Je crois que tout ce que j’ai pu faire, ça a été grâce à toute l’aide que j’ai reçue. Donc j’ai envie moi aussi de donner aux autres tout ce que je peux donner. »

Nassim est devenue bénévole pour l’aide aux devoirs  de l’organisme, pour les enfants tout juste arrivés au Québec.

« Aider, ça donne beaucoup, beaucoup de plaisir. Moi j’ai émigré en tant qu’adulte, et j’ai trouvé ça difficile. Donc en tant qu’enfant j’imagine que c’est beaucoup plus difficile, de comprendre pourquoi on quitte notre pays, nos amis, pour aller dans un pays très différent du nôtre. C’est important que des gens qui sont ici puissent les aider. »

 

Grâce au soutien de RBC pour la campagne Vivant, Génération Centraide pourra soutenir encore plus de jeunes nouvellement arrivés dans le Grand Montréal, comme Nasim.

 

Article : Génération Centraide, sur des propos recueillis par Mikaël Theimer
Photo : Mikaël Theimer